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Pour assurer votre protection
continue, le corps est pourvu d’un certain nombre de systèmes anatomiques, physiologiques et biochimiques qui
fonctionnent en harmonie afin d’assurer la défense de votre santé et de votre vie. Les principaux sont
énumérés dans le tableau 1. Par ailleurs vous trouverez ci-après l’énumération
de quelques-unes de leurs caractéristiques principales, accompagnées d’interventions clés pour
chacun d’eux.
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LA PEAU. La peau constitue le plus grand organe du corps humain. Elle remplit plusieurs fonctions cruciales
dont celle de servir de barrière efficace contre toutes les menaces liées à l’environnement, qu’elles
soient physiques ou biologiques. Lorsqu’une personne souffre de brûlures sévères, par exemple, il
y a crise médicale en raison des défis extrêmes que cet état représente pour la défense
de l’organisme. La clé :
éviter la déshydratation. Éviter les dommages causés par le soleil. Soigner les brûlures.
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L’APPAREIL RESPIRATOIRE. Les revêtements
intérieurs spéciaux des voies aériennes, y compris des voies nasales et de la gorge, protègent
les poumons contre l’inhalation de particules de matière étrangère, mais aussi de fumée
et de produits chimiques. Une toux se déclenche habituellement afin de faciliter l’expulsion de ces substances. La clé : éviter l’air pollué
et la fumée de cigarette.
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LES VOIES GASTRO-INTESTINALES. La
nourriture et l’eau que l’on ingère quotidiennement franchissent presque 40 pieds (12,19 m) de tuyaux complexes,
trajet au cours duquel leur digestion et leur absorption sont soigneusement contrôlées sur le plan physiologique.
Les vomissements et la diarrhée sont des mécanismes protecteurs visant à vider ces voies. Des sécrétions
chimiques et des revêtements muqueux spéciaux assurent la protection contre les contenus nocifs qui demeurent. La clé : exclure les poisons ingérés
et les métabolites. Manger une nourriture saine.
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LE FOIE. Le traitement central des
déchets qui pénètrent dans les tissus du corps, ou qui se forment en eux, s’effectue dans le foie.
De nombreux systèmes enzymatiques complexes y convertissent des substances nocives en déchets inoffensifs qui
sont sécrétés dans le courant sanguin et nettoyés par les reins ou l’arbre biliaire (urine
et bile). Une insuffisance hépatique sévère peut permettre que des substances toxiques se rendent au
cerveau et entraîne habituellement un état d’urgence. La clé : éviter les toxicomanies et l’usage abusif des additifs alimentaires
et des substances toxiques.
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LA
MOELLE OSSEUSE. La moelle osseuse est un organe très productif.
Toutes les lignées de cellules sanguines y sont produites, y compris les cellules du système immunitaire. Aujourd’hui,
les transplantations de moelle osseuse sont effectuées comme interventions salvatrices afin de restaurer la production
de cellules dans certains états cliniques. La clé : un régime alimentaire sain et équilibré. L’exercice modéré.
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LES GANGLIONS LYMPHATIQUES. La plupart d’entre nous ont fait, à un moment ou à un autre, l’expérience
d’avoir des ganglions ou nœuds lymphatiques enflés. Cet état indique habituellement la présence
d’une infection, d’une inflammation réactionnelle, voire d’un cancer. Les ganglions lymphatiques
sont de petites usines à l’usage des cellules immunocompétentes pour leurs activités défensives.
Certaines cellules produisent des anticorps, véritables petites armes offensives circulantes très efficaces,
qui produisent à leur tour toute une cascade d’armes chimiques et biologiques dans l’espoir d’assurer
la victoire du système immunitaire sur l’ennemi. La clé : surveiller et signaler.
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Tableau 1 : Aperçu du système de protection du corps
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l EXTERNE l
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LA PEAU
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| Barrière
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MEMBRANES ÉPITHÉLIALES
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Voies respiratoires
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| Respiration
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Voies gastro-intestinales
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| Alimentation
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Voies uro-génitales
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| Intimité
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Conduit auditif
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| Audition
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l INTERNE l
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VISCÈRES
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Foie
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| Dépollution
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Reins
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| Filtration
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Ganglions lymphatiques et rate
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| Traitement
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Moelle osseuse
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| Production
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Thymus
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| Maturation
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CELLULES
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Système immunitaire
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| Forces
défensives
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MOLÉCULES
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Anticorps
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| Armes
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Cytokines
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| Déclencheurs
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Antioxydants
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| Stabilisants
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IMPORTANCE DU
SYSTÈME IMMUNITAIRE
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Chaque jour et de toutes sortes de manières, votre corps est agressé de toutes
parts, mais votre système immunitaire veille et assure votre protection, que vous soyez malade ou en bonne santé.
Imaginez un peu à quel point votre santé se voit continuellement
menacée par les bactéries, le virus, les radiations, les produits chimiques, tant internes qu’externes,
les mutations diverses, les traumatismes, etc. En fait, lorsque nous réfléchissons à toutes les agressions
potentielles auxquelles nous sommes soumis chaque jour, nous devrions nous étonner de ne pas être malades ou
souffrants plus souvent. Aucun de nous n’est une île et nous n’habitons pas dans une biosphère contrôlée.
Nous vivons, au contraire, au sein d’un univers de micro-organismes hostiles qui font tout ce qu’ils peuvent pour
survivre à nos dépens, dans un environnement où abondent les produits chimiques et les radiations qui
pourraient provoquer notre annihilation, pour peu que nous soyons imprudents.
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Par
conséquent nous ne saurions trop souligner l’importance capitale du système immunitaire. Lorsque tous
les professionnels de la santé ont donné leur pleine mesure, on doit quand même attendre pour voir comment
chaque personne réagira devant toute menace à sa santé. Dans un certain sens, c’est à cette
réaction qu’on peut mesurer la véritable forme physique de quelqu’un.
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Devant toute agression ou
provocation, vos cellules ripostent en mettant en branle toute une série d’événements intra et
extracellulaires, dont la somme constitue ce qu’on appelle généralement la réponse immunitaire.
Elles déclarent la guerre à l’envahisseur. Elles peuvent perdre une bataille de temps à autre,
mais elles doivent absolument gagner la guerre! Dans la réalité, votre santé repose sur vous ou, plus
précisément, sur votre système immunitaire. En fait, c’est votre vie même
qui en dépend.
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Depuis quelques
décennies, les scientifiques mènent des études approfondies sur le système immunitaire. Ils ont
fait d’énormes progrès dans la compréhension de ses mécanismes complexes. La poursuite de
toutes ces recherches ne peut qu’avoir des retombées positives de plus en plus nombreuses et généralisées
pour ce qui concerne la maladie et la santé. Mais vous n’avez pas besoin d’attendre, vous pouvez agir dès
maintenant.
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LES DÉFIS
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Le système immunitaire doit affronter quatre défis importants :
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1.
Identifier l’ennemi. Le système doit pouvoir
distinguer entre soi et non-soi, ami ou ennemi, pour vous ou contre vous.
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2. Exercer
une immuno-surveillance. Il est important que la réponse soit spécifique, mais il faut aussi que le système
demeure en état d’alerte afin d’assurer une défense rapide et suffisante pour terrasser l’ennemi
avant qu’il vous porte un coup sérieux.
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3. Riposter.
Il doit être efficace et total dans sa riposte afin d’anéantir l’agression de tout ennemi identifié.
Pour les cellules, il s’agit d’une guerre et non d’une simple partie de plaisir. Elles visent l’extermination.
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4. Savoir s’arrêter ou s’éteindre lorsque le travail est fait.
La réponse immunitaire est véritablement une réaction de défense. Elle ne doit jamais faire l’excès
de zèle au point de devenir offensive contre le corps même. Des contrôles doivent s’exercer.
lLe
système immunitaire doit affronter tous ces défis avec succès et de manière simultanée.
Il dispose pour ce faire de tout un arsenal de cellules spécialisées qui exécutent leurs diverses fonctions
d’une manière hautement coordonnée. La régulation interne du système entier repose sur l’encodage
génétique de lignées de cellules différenciées. Seules les cellules du système immunitaire
peuvent suffire à la tâche. Dans la meilleure des hypothèses, les interventions cliniques tentent seulement
de tirer parti de ce que la nature fait elle-même continuellement et avec une grande efficacité de par la conception
même des cellules. l
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LES RÉPONSES
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De façon très
générale, nous pouvons dire que, en état de santé comme de maladie, la plupart des agressions
que subit votre corps provoquent deux conséquences importantes : Premièrement il se produit une réaction
physiologique de tous les organes à la fois, agissant à l’unisson afin d’établir des priorités
et de répartir les ressources du corps. Ensuite vient la réponse cellulaire qui se met immédiatement
en mode de défense au niveau microscopique.
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1. La réaction GÉNÉRALE ou syndrome d’adaptation
au stress:
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Il s’agit d’un
mode de riposte courant, par lequel le corps se prépare à lutter ou à fuir. Tout s’accomplit
spontanément par actions réflexes.
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À l’échelle macroscopique : Les systèmes
physiologiques les plus importants du corps humain savent s’adapter selon les changements de circonstances afin de toujours
maximiser vos chances de survie et protéger votre santé. Vous pouvez alors éprouver différents
symptômes comme, par exemple, une accélération des battements du cœur, de la fièvre, la coagulation
du sang exposé, des variations du débit urinaire, de la circulation, du transit intestinal, du tonus musculaire,
etc. Le résultat global visé est de maintenir ou de restaurer l’homéostasie
nécessaire à un corps en santé. C’est Claude Bernard, le célèbre physiologiste français
du 19ième siècle, qui, le premier, a observé que « la constance du milieu intérieur
(c’est-à-dire l’homéostasie) est la condition d’une vie organique autonome ».La
vie est donc maintenue dans l’état de santé à l’intérieur d’une très
étroite bande de jeu des différentes variables physiologiques. Des mécanismes de rétroaction et
de contrôle réflexes permettent au corps de s’adapter rapidement et efficacement devant une agression.
Il arrive que notre survie même soit en jeu, mais à tout le moins c’est l’état
de santé général qui se trouve déterminé par cette
capacité d’adaptation. Elle constitue la plus précieuse indication d’une santé robuste et
dynamique. l
ll 2. La réponse immune et CELLULAIRE
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Comme nous l’avons déjà noté,
cette deuxième conséquence majeure résultant d’une agression faite au corps vise une cible localisée
avant tout. Elle peut prendre différentes for4mes, mais sa stratégie globale pourrait se diviser grosso
modo en deux catégories : une réponse inflammatoire et une réponse immunitaire.
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lLa réponse inflammatoire est davantage pathologique, en quelque sorte, mais pour l’essentiel, c’est un processus
qui met en branle un complexe dynamique de réactions locales affectant les vaisseaux sanguins et les tissus voisins
en réponse à un traumatisme ou à une stimulation anormale provoqués par des agents physiques,
chimiques ou biologiques. Les signes cardinaux classiques de l’inflammation sont la rougeur, la chaleur, l’œdème
et la douleur Une fonction peut aussi se trouver affectée.Habituellement,
les changements de type inflammatoire sont très visibles. Ils se produisent dans les tissus, même s’ils
sont déclenchés par une activité cellulaire complexe.
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lLa réponse immunitaire, par contre, est habituellement invisible, bien que tout aussi importante. Comme nous l’avons
déjà fait observer, il s’agit d’une véritable guerre des cellules. La cellule est attaquée
et se prépare à riposter. l
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À l’échelle MICROSCOPIQUE : chaque cellule est une entité vivante pourvue, elle aussi, de caractéristiques
homéostatiques, même si elle fait partie de l’univers microscopique. Elle exploite la biologie moléculaire
et la génétique d’abord et avant tout pour se protéger elle-même. Ensuite seulement les cellules
spécifiques du système immunitaire pourront prendre part à toute réponse collective orchestrée,
différenciée et très spécifique. Ces représailles spontanées sont très efficaces
pour la défense de la vie organique et sont soumises à des mécanismes de régulation.
l À l’intérieur
du corps, trois défis majeurs se posent à toutes les cellules :
·
Les radicaux libres (fragments moléculaires « hyper-réactifs »)
· L’oxydation (les produits oxygénés)
· Les xénobiotiques (les poisons) l
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Les radicaux libres:
lLes liaisons chimiques entre les atomes impliquent habituellement une
mise en commun de paires d’électrons. Ce qui constitue des molécules covalentes stables. Lorsqu’un
lien chimique est brisé à la suite d’une réaction quelconque, les fragments qui en résultent
ont chacun des électrons « impairs », ce qui les rend très instables et donc très
réactifs. Ils deviennent alors extrêmement réactifs et se mettent à attaquer d’autres molécules
plus sensibles, à la recherche d’électrons pour se rééquilibrer. Parmi ces molécules
se trouvent les acides nucléiques si importants et les protéines; lorsque l’ADN ou l’ARN sont touchés,
c’est le contrôle génétique de l’activité cellulaire qui se trouve compromis.
Les radicaux libres doivent donc être étouffés
avant qu’ils endommagent les tissus.l
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L’oxydation: l
Les réactions chimiques les plus importantes qui ont lieu à l’intérieur des cellules impliquent
souvent (en fait, habituellement) l’oxygène ou d’autres systèmes d’oxydoréduction.
Le simple transfert d’un électron ou d’un proton d’un atome à un autre comporte des conséquences
majeures. L’oxygène constitue la clé omniprésente qu’il faut contrôler. Lorsqu’une
oxydation prématurée a lieu dans les cellules où des radicaux superposés (hydroxy- et péroxy-)
servent d’intermédiaires létaux, les cellules peuvent être détruites. Ces intermédiaires toxiques doivent donc être neutralisés avant qu’ils
provoquent des réactions en cascade conduisant à la mort des cellules.
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Les xénobiotiques:
Les
produits chimiques toxiques peuvent être ingérés et se retrouver dans la circulation des fluides ou dans
les tissus du corps. Des produits de la digestion et du métabolisme peuvent aussi devenir toxiques pour les cellules.
Ils doivent aussi être neutralisés
avant de causer des dommages. Ceux qui se
forment à l’intérieur de la cellule auront avantage à y être aussi neutralisés.
D’autres xénobiotiques peuvent être transportés jusqu’au foie, où ils seront neutralisés
et transformés en produits plus inoffensifs qui seront plus tard excrétés par les reins et les voies
biliaires.
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LA PUISSANCE DÉFENSIVE
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ANTIGÈNE: Il
peut s’agir de toute macromolécule qui, une fois repérée comme élément étranger
par le système immunitaire, stimule une réponse immunitaire. Cette réponse est toujours spécifique. l
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ANTICORPS. Font partie d’une grande variété de protéines sécrétées
dans le corps d’un animal en présence de différents antigènes et réagissent de façon
spécifique pour chacun de ces antigènes en déclenchant divers résultats. Les anticorps
peuvent ralentir des virus et des bactéries et les tuer. l
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RÉPONSE PRIMAIRE. Formation d’anticorps après une première
exposition à un antigène particulier. l
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RÉPONSE SECONDAIRE. Formation d’anticorps
après une deuxième exposition au même antigène. C’est une réponse accélérée
(plus rapide que la première), et amplifiée (c’est-à-dire beaucoup plus importante). l
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CELLULES "T".
Une variété de lymphocytes issus de la moelle osseuse et traités par leur passage dans le thymus;
ils sont en outre pourvus de récepteurs spécifiques. En général, les lymphocytes T d’un
certain type ont une fonction effectrice ou régulatrice, alors qu’un autre type sont des cellules « tueuses ». l
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CELLULES
"B". Ces lymphocytes sont produits principalement dans la moelle osseuse. Ils sont caractérisés
par l’expression des immunoglobulines présentes dans leur surface et formant des récepteurs spécifiques.
Lorsque stimulés, ils prolifèrent, grossissent pour devenir des plasmocytes qui produisent et sécrètent
des anticorps. lLes
deux types de cellules T et B sont pourvus de récepteurs spécifiques qui se combinent aux substances étrangères
(ou antigènes) de structure complémentaire et prolifèrent ensuite de façon clonale pour devenir
des millions. Il s’agit là d’une particularité unique au système immunitaire.
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CELLULES PRÉSENTANT L’ANTIGÈNE. Il y a plusieurs
classes de cellules morphologiquement distinctes qui traitent les antigènes de façon non spécifique et
les préparent pour qu’ils soient présentés aux lymphocytes T auxiliaires.
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LYMPHOCYTES "T" AUXILIAIRES. Ce
sont de petits lymphocytes, mais ils agissent comme les commandants en chef du système immunitaire.
Ils reconnaissent les antigènes traités et se mettent immédiatement à l’œuvre stimulant
à leur tour l’activation d’autres membres de la force défensive. On les distingue par des marqueurs
CD4. l
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CELLULES "T" TUEUSES. Activés par les
cellules T auxiliaires, ces parachutistes n’ont qu’un seul rôle : reconnaître
et détruire l’ennemi avant qu’il réussisse à se multiplier. Ils tuent les cellules qui sont
infectées par un virus et poursuivent leur activité de surveillance. On les distingue par des marqueurs CD8.
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LYMPHOCYTES "B". Activés
eux aussi par les lymphocytes T auxiliaires, les lymphocytes B se spécialisent
dans la guerre chimique. Ils produisent des anticorps qui circulent dans les fluides corporels à
la recherche d’antigènes et déclenchent à leur contact la réponse immunitaire (ce qui signifie
habituellement la mort de l’ennemi). l
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CELLULES K. Ce sont les hooligans du système immunitaire. Subpopulation de cellules mononucléaires
ni de type B ni de type T, ils possèdent tout de même les granulations caractéristiques. Sans reconnaissance
spécifique, ils peuvent exterminer spontanément des cellules transformées (cancéreuses) ou infectées
par un virus. lLa réponse immunitaire est orchestrée avec beaucoup de soin. Chaque type de cellule impliqué dans
cette réponse est programmé génétiquement et outillé pour une tâche spécifique
très spécialisée. l
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MACROPHAGES. Ils forment l’armée
de terre errant par tout le corps et dévorant sans relâche les contaminants et
autres envahisseurs qu’ils rencontrent. En sécrétant des produits solubles, les lymphocytes T spécifiques
d’antigènes (CD4) stimulent leur activité et les rendent aptes à distinguer entre
les cellules normales et les cellules transformées. l
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MASTOCYTES. Ce sont les météorologues. De grosses cellules (et leurs précurseurs
basophiles) se lient de façon spécifique à une classe d’immunoglobulines qui, une fois couplées
à un antigène, libèrent des amines vasoactives, surtout l’histamine. La libération de l’histamine est responsable de réactions allergiques cliniques. l
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CELLULES "T" SUPPRESSEUR. Ce sont les porteurs
de drapeaux. Petits lymphocytes, ils signalent la fin du combat lorsque la victoire est complète. Ce sont
eux qui disent aux lymphocytes T de cesser de se battre. Ils portent aussi le marqueur CD8. l
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CELLULES À MÉMOIRE. Ces cellules demeurent dans le corps après la première exposition ou infection.
Ce sont les informaticiens éclaireurs entraînés à reconnaître
un même ennemi au cours d’une invasion subséquente. l
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CELLULES "B" À MÉMOIRE. Leur fonctionnement est semblable à celui des cellules
T à mémoire. Lorsqu’elles reconnaissent un ennemi qu’elles ont déjà rencontré
une première fois, elles déclenchent leur « réponse secondaire » en produisant
des anticorps d’une façon beaucoup plus rapide et plus intense que la première fois, comme des Marines.
C’est ce qui constitue la base des vaccins d’immunisation. l
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La réponse immunitaire est d’abord et avant tout une mesure
de protection, mais si elle échoue dans sa fonction discriminante, une guerre civile éclate. Le corps
traitera alors des cellules normales ou des parties de lui-même comme si elles étaient l’ennemi. Ce défaut
de reconnaissance du soi est à la base de plusieurs maladies auto-immunes.
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